Retour sur le colloque FVC : tournant missionnaire

Photo : Office de catéchèse du Québec

Plusieurs personnes impliquées dans la formation à la vie chrétienne (FVC) se sont retrouvées dans les locaux des services diocésains le 14 novembre 2017 afin de tirer des fruits du colloque sur FVC tenu à l’Université Laval l’été dernier, et portant sur le tournant missionnaire. Ce fut l’occasion de trouver des moyens concrets pouvant permettre de poursuivre le travail sur la formation FVC dans nos différents milieux.

Échos du Colloque-FVC

Être missionnaire, veut dire, selon le théologien Gilles Routhier, « être envoyé » dans un milieu qu’on ne connaît pas. On pourrait penser que c’est uniquement une sortie géographique, mais ce n’est pas seulement cela, c’est aussi existentiel. On est appelé à nous intéresser aux gens qui nous arrivent avec leur expérience, à partir de leurs questions, de leurs requêtes, de leurs interrogations, etc. Mettre cela en premier et au centre de notre mission est essentiel. Ainsi, l’Annonce de la Bonne Nouvelle est au cœur de leurs interrogations. À partir du moment où le point de départ c’est les gens et non nos programmes ou nos déroulements, une Parole pourra surgir, mais une Parole en corrélation entre un « dire » et une « proclamation ». L’Église n’annonce pas en théorie, mais au cœur des péripéties existentielles. C’est la rencontre avec les autres qui amenait Jésus à dire une Parole en vérité.

Des passages à vivre (Interviews des participants au Colloque-FVC)

Le tournant missionnaire en catéchèse :

  • C’est intérieur (mise en disposition d’accueil de l’autre) et extérieur (aller à la rencontre de l’autre).
  • C’est prendre Jésus-Christ pour modèle
  • C’est vivre ce que l’on dit
  • C’est croire que l’Esprit est déjà l’œuvre

Sommairement sur le Colloque-FVC :

  • D’une Église qui sait (tête) à une Église qui écoute (cœur)
  • La priorité aux personnes plutôt qu’aux contenus
  • D’une Église qui sait à une Église qui contemple
  • Relation : mot à mettre sur pied dans la communauté chrétienne
  • De gestionnaire de la foi à témoin et compagnon de route
  • Être plus à l’écoute des périphéries existentielles de l’autre
  • D’une Église-structure rigide à une Église compatissante
  • D’une Église hiérarchique, administrative et exclusive à une Église servante et inclusive
  • De la position de formateur à celle de disciple
  • De la sacramentalisation au dialogue pastoral
  • D’une formation déjà structurée à une formation ouverte au cœur des expériences humaines
  • D’une Église institutionnalisée à une Église avec les pauvres, familiales et en conversion

Des suites à donner chez nous

Les témoignages de quelques intervenants au colloque sur la FVC mettent en évidence des actions concrètes à poser :

  • Être présent et à l’écoute, partager la Parole de Dieu et témoigner de la Parole de Dieu dans sa propre vie.
  • Varier la diversité des approches et intégrer davantage les rencontres individuelles.
  • Passer des catéchèses en petit groupe avec les enfants vers une catéchèse intergénérationnelle.

Léandre Syrieix.

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